Le printemps 2018 s’annonce très silencieux dans les campagnes françaises.

Publié par Pierre MACIA le

oiseauLes populations d’oiseaux vivant en milieu agricole se sont réduites d’un tiers en quinze ans, alertent ce mardi le CNRS et le Museum d’histoire naturelle.

Le printemps 2018 s’annonce plus silencieux dans les campagnes françaises. C’est le triste constat que fait un rapport du CNRS et du Muséum d’histoire naturelle. Selon les derniers résultats de deux études menées par ces deux instituts, les oiseaux des campagnes françaises disparaissent à une vitesse vertigineuse.

Les populations vivant en milieu agricole cultivé ont nettement diminué et cette tendance s’est encore intensifiée en 2016 et 2017, faits depuis 1989 par le « Suivi Temporel des Oiseaux Communs » (STOC), qui, au sein du Muséum, surveille aussi la situation dans les villes et les forêts. Pour le Muséum et le CNRS, ce déclin dans les campagnes « atteint un niveau proche de la catastrophe écologique ».

« On ne prend pas de grands risques en disant que les pratiques agricoles sont bien à l’origine de cette accélération du déclin », explique Grégoire Loïs, directeur adjoint de Viginature, qui chapeaute le STOC, car les oiseaux ne déclinent pas au même rythme dans d’autres milieux.

« Il y a un déclin léger sur le reste du territoire, mais rien à voir en termes d’amplitude » avec les zones agricoles, ajoute-t-il. En zones agricoles, des espèces comme la fauvette grisette ou le bruant ortolan, ont perdu en moyenne un individu sur trois en quinze ans.

COMMUNIQUE DE PRESSE DU CNRS : ICI


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *