Le dernier numéro de la revue PYRÉNÉES est consultable à la M.M

Publié par Pierre MACIA le

 Pour ses inventeurs, il s’agissait de mettre en avant le développement de ce que l’on appelait à l’époque l’excursionnisme en montagne et de rendre compte de la vie de cette activité en publiant les horaires des courses réalisées, des itinéraires d’excursions, des récits d’ascensions dans la montagne pyrénéenne. Cette mission de vulgarisation est complétée bientôt par l’histoire et les grandes heures du pyrénéisme naissant.
En 1897, sur proposition de Georges Brugnot, le titre devient « Bulletin pyrénéen ».
Sur l’ensemble de la chaîne, des sociétés excursionnistes voient le jour  et  « le Bulletin » devient alors l’organe officiel. Les lecteurs collaborent sous forme de notes, d’impressions et de récits illustrés. Ils se nomment : Falisse, Aubry, M. Heid, H. Sallenave, les frères Cadier, Fontan, d’Ussel…
1903 marque une date mémorable avec l’entrée en scène d’auteurs qui seront durant cinquante ans des modèles de dévouement : Georges Ledormeur, Louis et Margalide Le Bondidier. Puis Alphonse Meillon et Raymond Ritter les rejoignent et deviennent des collaborateurs extrêmement actifs de la revue.
Après la guerre 14, le pyrénéisme entre alors dans une ère d’activité intense. C’est la naissance du G.P.H.M. (groupe pyrénéen de haute montagne) et du G.D.J. (groupe des jeunes)  à l’initiative d‘Arlaud. Le Bulletin témoigne de ce renouveau et ces signatures illustres retranscrivent leurs aventures remarquables. Néanmoins le caractère culturel de la publication sera maintenu contre vents et marées. R. Ollivier décrit  le pyrénéisme de difficulté, Maury et Saint-Saud  s’attache à préciser la description cartographique des Pyrénées, Gaurier s’occupe de l’hydrologie, Casteret se dédie à la spéléologie. Leurs aventures alimentent la revue en articles de qualité.
En 1921, sous l’instigation de Le Bondidier, le Musée Pyrénéen de Lourdes s’ouvre au public.Toutes les richesses de l’histoire et de la vie pyrénéenne y sont présentées avec talent par Margalide Le Bondidier.
« La brillante période du pyrénéisme de difficulté, à son tour et par la force des choses, commence à offrir de moins en moins d’exploits inédits. En conséquence, sous peine de tourner fastidieusement en rond pour s’enliser dans des redites, une revue telle que la nôtre doit élargir son programme en y incluant, de la géologie à l’art populaire, de l’histoire à l’archéologie, de la botanique au folklore, de la littérature à l’industrie, tout ce qui intéresse, sur chacun de leurs versants, les Pyrénées, les coteaux et les plaines où elles envoient leurs eaux, et les mers qui les baignent. »
Le Bulletin Pyrénéen n’est plus l’organe des sociétés seules, Il est devenu celui du Musée.
En 1946 a reparu “Altitude dont la publication est confiée à des membres du G.P.H.M.. Une volonté de fusion entre les deux périodiques est souhaitée et des pourparlers s’engagent, sans aboutir. Certains se refusent à l’acceptation d’articles littéraires, ou scientifiques et l’art est considéré sans intérêt pour illustrer la passion pyrénéiste.
Dans ces conditions Ritter après avis de ses collègues et des “Amis du Musée” décide une complète transformation ; « ce n’est pas une résurrection« , écrit-il, « mais une renaissance« . Le 1er janvier 1950 marque la naissance de : “PYRÉNÉES”, nom que l’illustre revue porte encore aujourd’hui.
Actuellement, la revue est éditée par l’association des « AMIS DU MUSÉE PYRENEEN », régie par la loi du 1° juillet 1901, qui a pour buts : d’aider, d’en